Comment terminer un carnet de souvenirs

Comment terminer un carnet de souvenirs acheté

Durée de lecture estimée : 3 minutes

Chaque année, à l’approche de la Fête des Mères ou de Noel, ces carnets à remplir refont surface sur les réseaux sociaux : « Mamie, raconte-moi ta vie », « Papy, dis-moi »… Le principe séduit, les déclinaisons sont nombreuses et le succès commercial ne se dément pas. Une de mes clientes en a reçu un à Noel dernier, offert par ses six petits-enfants. Elle m’a raconté avec quel plaisir elle s’est prise au jeu et les difficultés qu’elle a rencontrées pour terminer son carnet de souvenirs. (Qu’elle n’a jamais fait)

Remplir seul un carnet, un exercice plus ardu qu'il n'y paraît

Une centaine de questions à compléter seul, sans personne pour relancer ou demander des précisions, peut vite décourager. S’ajoute une difficulté plus inattendue : l’espace prévu pour répondre correspond rarement à la quantité de souvenirs que l’on souhaiterait réellement écrire. Certains espaces prévoient cinq lignes alors qu’on voudrait en raconter bien plus.

Un carnet unique, plusieurs petits-enfants et arrières petits-enfants

Autre question, moins anticipée au moment du cadeau : comment transmettre un objet unique à six petits-enfants ? Le carnet, une fois rempli, reste un exemplaire. Il faudra choisir à qui le confier — ou trouver un autre moyen de partager ce qu’il contient.

Du carnet noté au livre sonore : le vrai travail commence

En tant que biographe et professionnelle de l’édition, ces carnets m’ont longtemps laissée dubitative : des questionnaires standardisés, un espace de réponse mal calibré, produits à bas coût pour être vendus le plus cher possible. Le bon filon, pensais-je.

Mais voir cette cliente s’approprier son carnet, le détourner, le « hacker » pour préparer le terrain de notre futur travail m’a fait changer d’avis. Ce carnet n’était pas une fin en soi : c’était un déclic.

Nous avons construit ensemble un projet sur mesure : structurer ses notes initiales, les enrichir par nos entretiens, intégrer les photos et archives de famille, puis mettre en page et éditer un livre sonore et illustré en une quinzaine d’exemplaires pour toute la famille. Vingt-cinq témoignages audio viennent ponctuer les pages, pour conserver sa voix et sa façon bien à elle de raconter. Après trois mois de ce travail commun, le livre sera prêt à l’automne.

En résumé

👉 Un carnet à remplir peut être une bonne amorce. Le transformer en récit structuré, capable de préserver une voix, reste une autre étape — celle où un accompagnement prend tout son sens.