Françoise Le Moine Une biographe pour prendre soin de vos souvenirs
Françoise Le Moine
Historienne de formation et biographe, je crée des biographies familiales sous forme de livres biographiques sonores et édite des carnets de souvenirs à réaliser en famille.
Après des études d’Histoire, j'ai travaillé une vingtaine d’année comme directrice de monuments historiques.
Avec un regard d’historienne, je pose un regard avisé sur les grandes évolutions sociétales du 20e siècle et met en perspective les histoires individuelles et les mouvements de société.
Créatrice de Rakonte éditions
Mon goût pour l’Histoire
Petite, on m’a offert un morceau de pyramide. A cette époque et comme beaucoup d’enfants, je me passionnais pour les mystères de l’Égypte ancienne. Il fait partie de ces objets qui m’ont suivi au fil de mes déménagements. Puis j’ai découvert le Moyen Âge. À l’université, je me suis plutôt intéressée aux conséquences sociales de la Révolution industrielle : comment le rapport au travail a alors changé, les conditions de vie et les nouveaux types d’habitats qui sont apparus. Aujourd’hui, ce sont les récits des femmes agricultrices et leur regard sur les 60 dernières années qui me touchent particulièrement. J’y retrouve ce que ma grand-mère a pu vivre.
Pour moi, l’Histoire est incarnée : une maison, un bâtiment, une personne qui garde la mémoire d’un évènement ou d’une évolution qu’on jugera plus tard importants. L’Histoire n’est pas une chose morte.
Mes premières interviews
J’avais 21 ans et je passais 6 mois dans une vallée isolée des Pyrénées. Nous étions en 2000 et l’objectif était de créer une exposition pour montrer l’évolution des modes de vie dans ce territoire si particulier. Le tourisme, le ski, l’électroménager et la télévision revenaient souvent dans les conversations. Je me souviens d'avoir vu une vieille dame pleurer en évoquant le linge qu’elle devait laver l’hiver malgré le froid et la glace. Ses parents étaient charcutiers, elle n’avait pas le choix. Il fallait du linge propre pour travailler. Pour elle, la machine à laver avait changé sa vie.
L’objet qui m’accompagne
Mon enregistreur m’accompagne à chaque rendez-vous et il symbolise parfaitement ma façon d’envisager ce métier si particulier. Je suis formée à la prise de son et à la création sonore. Je pourrais choisir un matériel professionnel sophistiqué.
Mais je préfère cet enregistreur discret et qui se fait oublier. J’y branche un micro-cravate pour améliorer la prise de son et c’est tout.
Pour moi, cet enregistreur résume les qualités d’une bonne biographe.
- Donner à entendre des voix, des histoires qui, sans cela, disparaîtront.
- Mais savoir se faire discret : choisir les bons mots pour retrouver la personne. Ne pas la trahir ni la déguiser avec des phrases qui ne sont pas les siennes. Clin d’œil à l’IA !